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 Le plafond émotionnel, l'inégalité homme-femme

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AuteurMessage
Jarod
Maydinaute
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Messages : 122
Date d'inscription : 12/09/2010

MessageSujet: Le plafond émotionnel, l'inégalité homme-femme   Sam 13 Nov - 15:09

Un bon parcours scolaire et une mauvaise représentation dans les filières d'excellence: si les filles «décrochent», c'est à cause de leurs émotions.



Jusqu'au bac, les filles sont meilleures que les garçons. Non seulement 58% des diplômés sont des filles, mais en plus, 84,6% des filles inscrites obtiennent le bac contre seulement 82,1% des garçons. Ce chiffre sanctionne leur bon parcours scolaire avant l'examen et marque la fin de leur présence dans les filières d'excellence, toujours massivement squattées par les garçons. A qui ou à quoi la faute? Ce ne serait pas une question d'intellect, mais d'émotion.

Les chercheurs désignent ce qui fait battre nos cœurs, trembler nos mains, pleurer nos yeux: nos émotions. «Pendant longtemps, on a considéré que la performance dépendait du savoir et du savoir-faire, souligne Bénédicte Gendron, professeur des universités et chercheuse. Or le savoir-être en est une composante aussi essentielle, via, entre autres, la capacité à réguler ses émotions en société, à gérer un stress, un conflit, à se connaître soi-même...» Cette capacité met l'enfant en position d'apprentissage et facilite son développement. «Les neurosciences ont prouvé cela: s'il n'y a pas de régulation des émotions –la haine, la colère, la joie– elles viennent perturber le processus d'apprentissage: le cerveau n'est plus en phase d'écoute.»

Pour gérer ses sentiments, chacun jouit d'un «capital émotionnel», c'est-à-dire d'une batterie de compétences qu'il peut mobiliser dans certaines circonstances: la connaissance de soi, la capacité à nommer ses émotions, la confiance et l'estime de soi, mais aussi l'empathie, la conscience des règles et les compétences en communication. Ce «kit» permet à l'élève (comme à l'adulte) de mieux s'adapter et de tirer profit d'une situation donnée.
Poupée rose contre GI Joe

Ces compétences ne sont pas innées. Et c'est là que le déséquilibre entre filles et garçons fait son nid. Le développement de ses compétences n'est pas encadré: l'école ne propose aucun programme qui aide les élèves à développer ce capital. Il n'y a pas d'exercice d'empathie comme il y a des exercices de maths (et c'est dommage[1]). On laisse au contraire ces compétences se développer de manière informelle, dans le cadre familial ou extrascolaire, ce qui est à l'origine des inégalités filles-garçons.

Les parents, notamment, développent malgré eux des compétences émotionnelles différentes chez leur fille ou chez leur garçon. Ainsi, quand on offre une poupée à une fille, on lui apprend à soigner, à s'en occuper, à communiquer. Les filles seront donc plus appliquées, dociles, concentrées, attentives. Un garçon, on lui offrira plutôt un soldat ou une panoplie de héros qui développeront sa confiance en lui et sa force. Lui demander, dans la foulée, de rester assis et «d'écrire à l'intérieur des lignes» va à peu près dans le sens contraire. «Rien qu'à travers ces jouets, conclut Bénédicte Gendron, on projette sur les enfants nos attentes sociales différentes et dès lors on les éduque différemment, ce qui fait qu'on ne développe pas les mêmes compétences émotionnelles chez les filles et les garçons.»

Filles dociles et timides contre garçons turbulents et fonceurs: la démonstration semble un peu rapide. Que faire alors des femmes chef d'entreprises à l'ambition «couillue» ou des nanas qui roulent des mécaniques à en faire trembler mes copains [2]? «Cet exemple, à la marge toutefois, prouve qu'il ne s'agit pas tant d'une histoire filles-garçons que de ce que l'on choisit de développer dans le capital émotionnel de chacun.» Réjouissons-nous, donc, qu'il n'y ait pas de fatalité liée au genre, mais soyons honnête: pour le moment, on habille encore largement les filles en rose en leur apprenant à passer le balai.

http://www.slate.fr/story/23437/education-filles-garcons-emotions-reussite-ecole
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