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 ARCHIVES DE PRESSE : "ARABES ET JUIFS, UNE HAINE PREFABRIQUEE"

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May
Maydinaute
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Messages : 627
Date d'inscription : 09/09/2010

MessageSujet: ARCHIVES DE PRESSE : "ARABES ET JUIFS, UNE HAINE PREFABRIQUEE"   Mar 31 Juil - 14:56

Paul Vaucher, pour "La vie protestante", 13 septembre 1968
Aucun des champions de l'indépendance arabe ne s'opposa au projet d'établir un Foyer National Juif en Palestine (Déclaration Balfour, novembre 1917). Au contraire: l'Emir Fayçal, le colonel Lawrence, les délégués arabes de la conférence de San Remo (avril 1920), le roi Abdallah, tous ces chefs clairvoyants et leur entourage applaudissaient à la perspective d'un Proche et Moyen Orient prenant un prodigieux essor économique grâce à la présence juive.

Entente cordiale arabo-juive
L'émir Fayçal, l'un des fils du chérif de la Mecque, était le héro de "la révolte du Désert". Unanimement considéré comme l'arabe N°1, il fut le porte-parole du monde arabe dans les négociations avec les grandes puissances à paris et à Londres en 1919. Il signa à Paris, avec le représentant du sionisme H. Weizmann, un traité résolvant tous les problèmes posés par une coopération arabo-juive. Il salua le retour d'Israël en terre biblique comme l'aurore d'une ère nouvelle de paix et de bien-être pour tous: "Arabes et Juifs, nous sommes cousins.. Nous autres arabes, surtout nos intellectuels, regardons avec la plus profonde symathie le mouvement sioniste.. Nos deux gouvernements snt complémentaires."
Le frère d'Armes de Fayçal, Lawrence d'Arabie, était lui aussi catégorique: "Je suis résolument en faveur du sionisme. En fait, je considère les Juifs cmme les importateurs naturels de ce levain occidental si nécessaire au Moyen-Orient."
L'an suivant, les plénipotentiaires arabes qui se rendirent à la Conférence de San Remo (avril 1920) savaient qu'ils seraient appelés à se prononcer sur la Déclaration Balfour. Grâce aux victoires du Général britannique Allenby sur les armées germano-turques, de gigantesques territoires parlant arabe allaient accéder à l'Indépendance. C'était seulement en Palestine qu'un sacrifice minime était demandé aux Chefs arabes en faveur du Foyer National Juif. Ce léger sacrifice, ils le consentirent bel et bien, trs satisfaits de voir le monde arabe libéré du joug ottoman. A San Remo, la Déclaration Balfour fut confirmée et le mandat de l'appliquer fut confié à la Grande-Bretagne. Ces deux décisions reccueillirent l'assentiment général "y compris celui des délégations arabes" souligne J. Soustelle.
"En entrant dans la salle à manger de l'Hôtel Royal, écrit Weizmann, on aurait pu voir les délégués juifs et arabes installés ensemble autour d'une vraie table de fête, se congratulant réciproquement sous l'oeil bienveillant de la délégation britannique assise à la table voisine."
Cette entente cordiale arabo-juive était d'autant plus remarquable que, durant les mois précédents, une soudaine agitation s'était emparée des milieux arabes en Palestine et avait abouti, à Jerusalem, le Jour de la Pâque, à un violent pogrom tuant ou blessant plus de deux cent juifs. Pourquoi?"
Pendant que les responsables de la politique arabe soucieux de l'intérêt général, organisaient la paix, des chefs de clans rivaux, brouillons, haineux, fomentaient par intérêt persnnel, des troubles qui, de 1920 à 1968, n'ont fait que s'aggraver. L'intrusion des grandes puissances fit de tout cela la poudrière que nous avons sous les yeux.

Le roi Abdallah avait son plan
Chassé par les Français du trône de Damas, Fayçal devint le roi d'Irak. Mais son frre Abdallah, émir de Transjordanie (grand-pre du roi Hussein d'aujourd'hui) conserva son franc-parler au milieu des grands ténors de la Ligue Arabe. Dans sa minuscule capitale d'Amman, enfouie dans la poussière, il osa parler en roi, écrire et publier: "J'ai été étonné de ce que j'ai vu dans les villages juifs. Ils ont mis les dunes de sable en culture. Ils ont tiré de l'eau. Ils ont transformé des terres mortes en paradis."
Ce réaliste avait son plan: construire un Etat oriental avec des centaines de milliers, des millions, de sionistes. Il engagea des pourparlers secrets avec l'Agence Juive en pleine période de terrorisme. Dans les six mois qui précédèrent la proclamation de l'Etat d'Israël et l'invasion de son territoire par cinq armées de la Ligue Arabe (15 mai 1948) le roi Abdallah eut deux entretiens avec Mme Golda Meier, la femme diplomate, qui allait devenir ministre des Affaires Etrangères de l'Etat Hébreu, et lui déclara:
"Je crois que c'est la Providence qui vous a amené ici, vous, un peuple sémitique; qui vous a rétabli dans cet Orient Sémitique qui a besoin de votre conscience et de votre initiative."
Aussitôt les envahisseurs refoulés, le premier ministre Ben Gourion retrouva du côté d'Amman un partenaire imperturbable avec lequel "on pouvait étudier ces plans de mise en valeur, qui de vieilles terres usées et de fleuves inutiles, auraient fait la dynamo du désert." (Falk)
C'en était trop pour les partisans de la violence, Abdallah fut assassiné par les émissaires d'un personnage qui joua un rôle diabolique au Proche-Orient, Hadj Amin El Hussein, Grand Mufti de Jerusalem.
D'excellents connaisseurs du monde arabe nous l'affirment et réaffirment: Ne vous laissez pas égarer: la race des Emirs de Fayçal et Abdallah, celle des plénipotentiaires de San Remo n'est pas éteinte. Les pionniers des kibboutz et leur Etat ont, aujourd'hui même, beaucoup d'amis parmi les intellectuels arabes, mais ces derniers sont bâillonées par des régimes dictatoriaux.
L'historien André Chouraqui, maire-adjoint de Jerusalem, qui fut conseiller privé du premier ministre Ben Gourion, déclarait à des auditoires romands: "Né dans un pays arabe, parlant l'arabe, je connais bien les Arabes. Entre Arabes et Juifs, il n'y a pas d'hostilité, mais toutes les raisons de s'unir. Entre Arabes et Juifs, le contentieux est beaucoup moins grave qu'il le fut jamais entre les Allemands et les Français."

Une lézarde dans l'édifice féodal
Avant 1914, la souveraineté réelle avait à peu près échappé au pouvoir central du sultan de Constantinople. Quelques grands seigneurs se l'étaient appropriée et occupaient le sommet de la hiérarchie, la caste des effendis. L'effendi était un riche propriétaire foncier et un chef de clan. A son clan appartenait sa vaste parenté, proche et lointaine, (jusqu'à plusieurs centaines de famille), ses hommes d'affaires, ses protégés. Il y avait une quinzaine de clans rivaux qui, au nom des effendis, tenaient le pays sous une domination quasi absolue. Au bas de l'échelle, la masse taillable et corvéable des fellahs.
Bien des effendis résidaient de préférence à l'étranger, en aristocrate vivant des revenus de leurs fiefs, sans s'inquiéter de mettre leurs territoires en valeurs et d'améliorer le srt du cultivateur. Toute la vallé de Jizréel par exemple, le luxuriant Emek d'aujourd'hui, appartenait à deux familles, dont l'une habitait Beyrouth et l'autre Alexandrie; elle était devenue une immense étendue de marais bordée de collines dénudées, une mer de hauts roseaux dnt les tourbillons d'insectes défendaient l'approche, région damnée du paludisme: pas un troupeau, pas un habitant en vue.
L'immigration juive fut pour les effendis, une source de gains considérables qui jaillit durant un demi-siècle: morceau par morceau, des terres qui ne rapportaient plus rien de mémoire d'homme leur étaient rachetées à prix d'or. Ces affaires étaient conclues selon toutes les règles de la procédure (contrairement aux insinuations du Général de Gaulle) avec le libre accord des deux parties: d'une part l'effendi, de l'autre, le Fond National Juif.
Nous avons vu que le fellah bénéficiait très largement lui aussi de l'activité des sionistes. Non seulement en échange de services rendus, il recevait un salaire honnête, mais si, par suite d'une vente de terrain, il devait quitter les lieux, le Fond National Juif, sans obligation légale, mais par souci d'humanité, s'était donné comme règle de l'indemniser. La somme reçu pouvait permettre au tâcheron de se libérer de toute dette auprès de son effendi et même d'acquérir un lopin qui serait son bien. Le serf devenait propriétaire. Il s'émancipait.
Dans cette société féodale, pétrifiée, rétrograde, le sionisme apportait le mouvement. Mais les seigneurs et leurs clans tenaient à leurs privilèges. Pour maintenir le statu quo, ils trouvrent des comparses inattendus: le Colonial Office Britannique et l'argent étranger du Grand Mufti.

Les chiens de garde du statu quo
Quand la Turquie entra en guerre aux côtés des Austro-Allemands, fin 1914, les 12'000 sionistes à l'oeuvre en Palestine, la plupart d'origine russe, furent aussitôt considérés comme des ennemis et accusés d'espionnage. On sait comment sont traités les espions en temps de guerre. Les 43 villages de pionniers de ces longues années durement étrillés et décimés.
On imagine l'allégresse avec laquelle ils assistèrent à la déroute germano-turque fin 1918. Depuis l'époque romaine, le peuple juif n'avait pas eu de perspective d'avenir si radieuse: une petite patrie sur la terre biblique.
Cette joie ne fut pas longtemps sans mélange: si l'antisémitisme allemand avait décampé, le vainqueur avait apporté dans ses bagages l'antisémitisme anglais.
Il fallut se rendre à l'évidence: il y avait deux politiques anglaises: celle du Gouvernement et celle du Ministère des Colonies. Les dilomates puissamment soutenus par l'opinion publique, avaient adopté en faveur du sionisme une attitude "amicale et pleine d'enthousiasme" (Weizmann). Les militaires et plus encore les fonctionnaires du Colonial Office ignorèrent la Déclaration Balfour. Par la sournoiserie, par la manière mesquine et tortueuse de gouverner, ils s'appliquèrent à faire échouer la politique officielle et y réussirent. A part de brillantes exceptions à tous les échelons, ces gens étaient aussi suffisants qu'incultes, bornés, véritables "chiens de garde" du statu quo (selon leur propre expression). Chargés d'"encourager l'établissement intensif des juifs sur les terres du pays" (selon les termes du Mandat), ils travaillèrent à envenimer les rapports entre Arabes et Juifs et finirent par fermer la Palestine aux immigrants fuyant les persécutions hitlériennes et même aux rescapés des camps de concentration.
Un jeune capitaine de l'Intelligence Service - le futur Général "Wingate de Birmanie" - expert en questions arabes, arriva en 1937 bardé de préjugés antisémites: misère des Arabes opprimés par les sionistes et leurs dolars, etc. Témoin des agissements de ses compatriotes du Colonial Office, il changea d'opinion en 3 mois et demi et qualifia d'"abjecte" la clique des bureaucrates.
Les effendis avaient saisi leur chance ds le premier contact avec l'Etat-major d'Allenby: ils s'étaient déclarés en public ennemis de la Déclaration Balfour au nom d'un nationalisme de façade. Représentant les Arabes "comme le chat représente les souris" (Fleg), ils avaient jeté l'alarme: Ne voyez-vous pas que les sionistes vous chassent de votre pays?". Puis ils s'engagèrent par écrit à ne plus vendre aux juifs un pouce de terrain, mais continuèrent à leur en offrir autant qu'ils en voulaient, en sous-main, triplant les prix. Ils comptaient rentrer paisiblement en possession de leurs domaines le jour òù les sionistes et leur oeuvre seraient exterminés.

La machine infernale
Pour que la confusion fut complète, il fallait encore user, "non pas de l'eau et de la verdure", comme les kibboutzniks, mais "de la torche et du couteau". (Falk). Il fallait organiser l'enseignement de la haine. En allumant la colre populaire contre l'étranger, on empêcherait le fellah de comprendre qu'il serait la première victime de ces manoeuvres diaboliques. Et le statu quo serait sauvegardé.
Hadj Amin El Husseini, fut l'homme de la situation. Appartenant à un clan trs influent, il avait servi dans l'armée turque et avait combattu contre l'indépendance des pays arabes. Cela ne l'empêcha pas, revenu à la vie civile, de se poser en champion du nationalisme. Il n'avait guère que 25 ans lorsqu'il fonda à Jérusalem la "Société Islamo-Chrétienne", centre anitsioniste qui joua du poignard lors du pogrom de la Pâque de 1920. Les membres anglais de ce groupe "islamo-chrétien" favorisrent à qui mieux mieux l'accession au pouvoir de ce garçon d'avenir: Adj Amin fut nommé Grand Mufti de Jerusalem aprs s'être engagé à rétablir la paix dans la ville. Mais le personnage était un ambitieux sans scrupule. Ennemi maniaque des juifs, il s'employa à exciter contre eux les masses exploitées. Des sommes considérables passèrent par ses mains durant une trentaine d'années, sommes collectées, extorquées par chantage, ou reçues de l'étranger: les puissances de l'Axe lui fournirent jusqu'à près de 100'000 marks par mois. Il put ainsi distribuer des pots-de-vin et des armes, recruter des tueurs à gages et des saboteurs, faire scier des orangers par dizaines de mille, égorger les leaders arabes modérés, donner le signal de l'émeute, de l'incendie, du carnage, maintenir le pays en état d'insécurité et, par périodes, de guerre civile. Il se fit l'argent d'Hitler, alla visiter Eichmann dans son bureau de Berlin,et lui fit promettre d'envoyer à Jerusalem, après la victoire de l'Axe, un expert en chambres à gaz et en fours crématoires.
Tel fut le sinistre individu que l'administration britannique n'osa pas mettre hors d'état de nuire. (L'Ottoman lui eût tordu le cou dès la première émeute). Le Colonial Office ne cessa de lui céder du terrain au dépens des juifs, jusqu'à être lui-même, de Livre Blanc en Livre Blanc, de forfaiture en forfaiture, acculé au réembarquement. Ayant remis aux Arabes les casernes, casernates, les dépôts de munitions britanniques, et transformé en arsenal chaque village arabe, pour complaire au Grand Mufti, "nous décampons ignominieusement, au milieu du carnage, et de la confusion", écrivait au Times, en 1948, l'ancien ministre de Sa Majesté, Amery.
La vérité vaincra
La machine infernale continue de fabriquer de la haine. Trois guerres en ont déjà résulté: 1948, 1956, 1957, reliées par le terrorisme. Les pertes arabes sont continuellement beaucoup plus lourdes que celles d'Israël; les unes ne consolent pas des autres.
Mais selon la devise de la Tchécoslovaquie, "La vérité vaincra". Viendra le jour où un grand vent purificateur emportera ces maudits tourbillons de fourberie et où une coopération arabo-juive d'une merveilleuse fécondité réconciliera ces peuples. Car les intérêts des peuples arabes et ceux d'Israël ne sont en aucune manière opposés mais complémentaires.
Cet article est tiré des archives du journal précité. Pour information. Son auteur n'étant plus disponible. Merci de ne pas commenter.

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